我還有很多事情想做。
我要趁後生,有魄力有靈魂時做。
我深知自己是一個不怕走得遠,不怕走得危的人。
我想三十歲前遊南美。
我想創作一系列油畫,再開畫展。
我想當記者,令人關注一些事情。
我想在UNICEF工作,幫助我喜歡的小朋友們。
我想在外國生活時可以有一技之長來謀生。
我想學更多外語。
我想浪蕩全世界。
tirsdag den 26. juli 2011
mandag den 29. november 2010
.
覺得自己這輩子也許會跟「文化」這二字脫離不了關係。
其實何謂「文化」, 自己也說不清。上了一個學期文化研究的課,開始理解這個世界是如何運作,而自己又是怎樣的一個角色。
稚嫩的時候,一心想要離遠老家一次,要浸淫於異國氛圍之中,感受「文化」。豈知文化哪會是風花雪月,只談藝術的一回事。整個壓抑的北國氣氛讓我認清了「文化」的本質,一切都是由人和事構成。
十零歲出頭,充滿好奇,決意可走得多遠就走得多遠,可學得幾多就學幾多。人們說巴黎是歐洲文化之城,我去了。在明信片般的街頭不斷的走,做著電影裡般各式各樣的事情 - 最後你問我法國感受了多少,文化又意會了幾多;我會說,這不過是巴黎底下自編自導自演的小短篇,並不屬於巴黎。
人們說紐約是當今文化樞紐,林林種種光影榮華盡在此城,我將去。這會否又是一篇小故事,我倆只是這齣戲的主角,以為景在紐約,便投入了她懷中。
有時不禁問問自己,走遠了,又是否走得對了?
其實何謂「文化」, 自己也說不清。上了一個學期文化研究的課,開始理解這個世界是如何運作,而自己又是怎樣的一個角色。
稚嫩的時候,一心想要離遠老家一次,要浸淫於異國氛圍之中,感受「文化」。豈知文化哪會是風花雪月,只談藝術的一回事。整個壓抑的北國氣氛讓我認清了「文化」的本質,一切都是由人和事構成。
十零歲出頭,充滿好奇,決意可走得多遠就走得多遠,可學得幾多就學幾多。人們說巴黎是歐洲文化之城,我去了。在明信片般的街頭不斷的走,做著電影裡般各式各樣的事情 - 最後你問我法國感受了多少,文化又意會了幾多;我會說,這不過是巴黎底下自編自導自演的小短篇,並不屬於巴黎。
人們說紐約是當今文化樞紐,林林種種光影榮華盡在此城,我將去。這會否又是一篇小故事,我倆只是這齣戲的主角,以為景在紐約,便投入了她懷中。
有時不禁問問自己,走遠了,又是否走得對了?
torsdag den 18. november 2010
søndag den 5. september 2010
2010 夏
想要草草記下這十九年華夏天主要所發生過的事。
工作。
這是沉悶卻人人必須經歷的部份。在附近的小區覓到了一份辦公室的工作, 於是開始營營役役的過朝十晚七一週六天的生活。可幸的是這只是一間小公司, 人丁凋零, 獨處工作的時間甚多, 能自由的工作著。每天上班還是悠閒, 吃喝玩樂, 總算為自己賺了些微旅費。
外遊。
這是短暫的人生中第二次長途旅行, 地點是法國。幾乎用畢了所有積蓄, 一手一腳包辦了機票, 住宿, 花費, 最後還能功成身退的回家。嚮往巴黎, 那個富人文氣息的浪漫的城; 嚮往法國, 那個講生活品味的慵懶的國。覓得了甚合緣的旅伴, 旅途上互相調侃。於是, 那兩星期, 我們隨意的逛, 喜歡便睡; 親自下廚, 再吃上幾小時; 看油畫賞風景, 草地野餐; 走過古老小城, 看過花賞過水。巴黎市景就在塞納河中流動, 國慶日鐵塔的煙火甚為燦爛; 在蒙馬特小山丘上看日色漸暗, 在燈火間呷一口咖啡暢談; 到法國人家中作客, 紅酒白酒玫瑰酒相間不斷。在法國東部自駕穿梭來回, 走到了邊緣, 又回到起點。我想, 我真正感受了法國。
來訪。
暑假總會有朋自遠方來。去年接待了好幾個, 但只算是萍水相逢式的友誼。這炎熱潮濕的夏接待了兩個認識上載的朋友, 短短相聚, 又身兼嚮導。英籍友人匆忙間決意來訪, 逗留了四五天。也許是英國人生性嗜喝, 這幾天都只是在中上環浪蕩, 酒吧之後還是酒吧。去過精緻的意式餐廳, 也品過鬧市中的樓上咖啡; 冒雨在燈火林立的海旁來回, 又到過小酒吧欣賞音樂, 摸著酒杯閒話家常。然後, 幾天的親密過後, 友人匆忙的又回到了戰火纍纍的城工作。
感謝那些異國的人, 異國的情調。每一個小節, 每一口呼吸, 都構成了這精彩的假期。感謝命運的變幻無常, 讓我能跟這些人和事遇上。
工作。
這是沉悶卻人人必須經歷的部份。在附近的小區覓到了一份辦公室的工作, 於是開始營營役役的過朝十晚七一週六天的生活。可幸的是這只是一間小公司, 人丁凋零, 獨處工作的時間甚多, 能自由的工作著。每天上班還是悠閒, 吃喝玩樂, 總算為自己賺了些微旅費。
外遊。
這是短暫的人生中第二次長途旅行, 地點是法國。幾乎用畢了所有積蓄, 一手一腳包辦了機票, 住宿, 花費, 最後還能功成身退的回家。嚮往巴黎, 那個富人文氣息的浪漫的城; 嚮往法國, 那個講生活品味的慵懶的國。覓得了甚合緣的旅伴, 旅途上互相調侃。於是, 那兩星期, 我們隨意的逛, 喜歡便睡; 親自下廚, 再吃上幾小時; 看油畫賞風景, 草地野餐; 走過古老小城, 看過花賞過水。巴黎市景就在塞納河中流動, 國慶日鐵塔的煙火甚為燦爛; 在蒙馬特小山丘上看日色漸暗, 在燈火間呷一口咖啡暢談; 到法國人家中作客, 紅酒白酒玫瑰酒相間不斷。在法國東部自駕穿梭來回, 走到了邊緣, 又回到起點。我想, 我真正感受了法國。
來訪。
暑假總會有朋自遠方來。去年接待了好幾個, 但只算是萍水相逢式的友誼。這炎熱潮濕的夏接待了兩個認識上載的朋友, 短短相聚, 又身兼嚮導。英籍友人匆忙間決意來訪, 逗留了四五天。也許是英國人生性嗜喝, 這幾天都只是在中上環浪蕩, 酒吧之後還是酒吧。去過精緻的意式餐廳, 也品過鬧市中的樓上咖啡; 冒雨在燈火林立的海旁來回, 又到過小酒吧欣賞音樂, 摸著酒杯閒話家常。然後, 幾天的親密過後, 友人匆忙的又回到了戰火纍纍的城工作。
感謝那些異國的人, 異國的情調。每一個小節, 每一口呼吸, 都構成了這精彩的假期。感謝命運的變幻無常, 讓我能跟這些人和事遇上。
onsdag den 16. juni 2010
流
城門河上的水在流, 帶動了沙田的影;
窗外路上的燈光在流, 帶動了山下的閃爍。
叫我從兩岸流水淙淙找尋一座橋,跨過;
左岸漆黑, 右岸光亮,
握著手摸黑腳踏到了地,
這是一座橋。
流水在腳底下流動,
由東至西的流,
一點思念一絲牽掛,
隱於默默, 終於心坎。
窗外路上的燈光在流, 帶動了山下的閃爍。
叫我從兩岸流水淙淙找尋一座橋,跨過;
左岸漆黑, 右岸光亮,
握著手摸黑腳踏到了地,
這是一座橋。
流水在腳底下流動,
由東至西的流,
一點思念一絲牽掛,
隱於默默, 終於心坎。
lørdag den 5. juni 2010
圈
有感從不同圈子中抽身離席;
中華北歐隊早已走得乾淨俐落,
其他大大小小各式各樣的人事關係圈也不復再。
只是偶爾於臉書看到各人的動向,
一圈又一圈的人環環相扣,
又疑是一幅大畫面。
最後其實也是隨心而逝,
由這一圈流去那一圈,
沒有落腳點。
中華北歐隊早已走得乾淨俐落,
其他大大小小各式各樣的人事關係圈也不復再。
只是偶爾於臉書看到各人的動向,
一圈又一圈的人環環相扣,
又疑是一幅大畫面。
最後其實也是隨心而逝,
由這一圈流去那一圈,
沒有落腳點。
fredag den 14. maj 2010
.
Thoughts in tranquility
Eyes turned to the window,
A pale mist passes in its glance.
Everything is on its place… Everything is clear.
A white sheet covers the table. It is late.
The red piano for a long time kept silent.
Even the fish in its jar,
Swimming so little, as we consider it suspended
In a dark water, and black, and dirty.
In her long dress of mourning,
She waits patiently,
The head tilted far from the threshold,
Between a pair of white curtains,
That returns to her, her love.
That returns to her the happiness.
The one that she left one day
Escape unfortunately …
Pensées sereines
Les yeux tournés vers la fenêtre,
Une brume pâle passe dans son regard.
Tout est à sa place… Tout est net.
Un drap blanc couvre la table. Il est tard.
Le piano rouge depuis longtemps s’est tu.
Même le poisson dans son bocal,
Nage si peu, qu’on le croit suspendu
A une eau sombre, et noire, et sale.
Dans sa robe longue de deuil,
Elle attend patiemment,
La tête penchée loin du seuil,
Entre une paire de rideaux blancs,
Que lui revienne son amour.
Que lui revienne le bonheur.
Celui qu’elle a laissé un jour
S’échapper par malheur…
Eyes turned to the window,
A pale mist passes in its glance.
Everything is on its place… Everything is clear.
A white sheet covers the table. It is late.
The red piano for a long time kept silent.
Even the fish in its jar,
Swimming so little, as we consider it suspended
In a dark water, and black, and dirty.
In her long dress of mourning,
She waits patiently,
The head tilted far from the threshold,
Between a pair of white curtains,
That returns to her, her love.
That returns to her the happiness.
The one that she left one day
Escape unfortunately …
Pensées sereines
Les yeux tournés vers la fenêtre,
Une brume pâle passe dans son regard.
Tout est à sa place… Tout est net.
Un drap blanc couvre la table. Il est tard.
Le piano rouge depuis longtemps s’est tu.
Même le poisson dans son bocal,
Nage si peu, qu’on le croit suspendu
A une eau sombre, et noire, et sale.
Dans sa robe longue de deuil,
Elle attend patiemment,
La tête penchée loin du seuil,
Entre une paire de rideaux blancs,
Que lui revienne son amour.
Que lui revienne le bonheur.
Celui qu’elle a laissé un jour
S’échapper par malheur…
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Un mot
Je la regarde : l’encre sombre ruisselle, tombe,
Puis farde l’éclat mordoré d’une feuille de papier.
Elle rappelle la pâleur des lignes grises
Que dessinent les ombres sous un soleil ardent.
Elle est comme l’œil du phare
Qui arrache soudain
Un éclat de roche à une mer de plomb.
L’aspect incandescent de la beauté du mot
Illumine un instant les couleurs de la vie.
Alors que dans un dernier râle
Les chairs brûlantes s’unissent,
Une peinture, une ligne, un point, une main embrasée,
Renvoient dans le miroir, l’image obscure et lisse
D’une lumière étrange, d’une phrase, d’un verset.
A word
I look at it: the dark ink streams, falls,
Then makes up the bronze brightness of a paper.
It reminds the paleness of the grey lines
That the shadows under a burning sun draw.
It is as the eye of the lighthouse
Which tears away suddenly
A fragment of rock in a lead sea.
The incandescent aspect of the beauty of the word
Illuminate one moment the colors of life.
While in a last groan
Ardent flesh unites,
A painting, a line, a point, a fired hand,
Send back in the mirror, the dark and smooth image
Of a strange light, a sentence, a verse.
Je la regarde : l’encre sombre ruisselle, tombe,
Puis farde l’éclat mordoré d’une feuille de papier.
Elle rappelle la pâleur des lignes grises
Que dessinent les ombres sous un soleil ardent.
Elle est comme l’œil du phare
Qui arrache soudain
Un éclat de roche à une mer de plomb.
L’aspect incandescent de la beauté du mot
Illumine un instant les couleurs de la vie.
Alors que dans un dernier râle
Les chairs brûlantes s’unissent,
Une peinture, une ligne, un point, une main embrasée,
Renvoient dans le miroir, l’image obscure et lisse
D’une lumière étrange, d’une phrase, d’un verset.
A word
I look at it: the dark ink streams, falls,
Then makes up the bronze brightness of a paper.
It reminds the paleness of the grey lines
That the shadows under a burning sun draw.
It is as the eye of the lighthouse
Which tears away suddenly
A fragment of rock in a lead sea.
The incandescent aspect of the beauty of the word
Illuminate one moment the colors of life.
While in a last groan
Ardent flesh unites,
A painting, a line, a point, a fired hand,
Send back in the mirror, the dark and smooth image
Of a strange light, a sentence, a verse.
lørdag den 1. maj 2010
.
Elle
Elle écoute le chant des oiseaux
Dans son nid de verre et d’acier
Loin des bruits de la ville
Le ciel à sa portée.
Elle voyage de temps en temps
Elle mène sa vie en couleur
Entre musique et mélancolie
Elle collectionne les cartes postales
Et les poupées de chiffon
Et quand le sommeil arrive
Elle ferme ses livres
Et puis doucement elle s’endort
Sur les pétales blancs
De ces fleurs qu’elle chérit tant
Jusqu’aux premiers rayons
Qui percent sa fenêtre
Elle dit qu’elle va faire
Le tour de la Terre
Mais les instants fragiles
Les mots inutiles
Elle sait tout cela
Quand elle écoute chanter les oiseaux
Dans son nid de verre et d’acier
Loin des bruits de la ville
Le ciel à sa porte…
Et quand les autres s’emportent
Quand j’arrive à partir
C’est près d’elle que je voudrais dormir
Et c’est vrai que j’ai peur de la faire s’enfuir
She
She listens to the birdsong
In her nest of glass and steel
Far from the rumours of the city
The sky in her reach.
She travels from time to time
She lives her life in color
Between music and melancholy
She collects postcards
And dolls of cloth
And when the sleep arrives
She closes her books
And then slowly she falls asleep
On the white petals
Of these flowers she loves so much
Up to the first beams
Which drill her window
She says that she is going to make
The tour around the Earth
But the fragile moments
The useless words
She knows all this
When she listens to singing birds
In her nest of glass and steel
Far from the rumours of the city
The sky in hers door …
And when the others become enraged
When I manage to leave
It is near her that I would like to sleep
And it is true that I am afraid of making her run away.
Elle écoute le chant des oiseaux
Dans son nid de verre et d’acier
Loin des bruits de la ville
Le ciel à sa portée.
Elle voyage de temps en temps
Elle mène sa vie en couleur
Entre musique et mélancolie
Elle collectionne les cartes postales
Et les poupées de chiffon
Et quand le sommeil arrive
Elle ferme ses livres
Et puis doucement elle s’endort
Sur les pétales blancs
De ces fleurs qu’elle chérit tant
Jusqu’aux premiers rayons
Qui percent sa fenêtre
Elle dit qu’elle va faire
Le tour de la Terre
Mais les instants fragiles
Les mots inutiles
Elle sait tout cela
Quand elle écoute chanter les oiseaux
Dans son nid de verre et d’acier
Loin des bruits de la ville
Le ciel à sa porte…
Et quand les autres s’emportent
Quand j’arrive à partir
C’est près d’elle que je voudrais dormir
Et c’est vrai que j’ai peur de la faire s’enfuir
She
She listens to the birdsong
In her nest of glass and steel
Far from the rumours of the city
The sky in her reach.
She travels from time to time
She lives her life in color
Between music and melancholy
She collects postcards
And dolls of cloth
And when the sleep arrives
She closes her books
And then slowly she falls asleep
On the white petals
Of these flowers she loves so much
Up to the first beams
Which drill her window
She says that she is going to make
The tour around the Earth
But the fragile moments
The useless words
She knows all this
When she listens to singing birds
In her nest of glass and steel
Far from the rumours of the city
The sky in hers door …
And when the others become enraged
When I manage to leave
It is near her that I would like to sleep
And it is true that I am afraid of making her run away.
lørdag den 17. april 2010
Destin
Devant chaque pas de notre vie s’ouvrent les sentiers de nos choix :
Chacun se prend ou se poursuit, et l’on regrettera, parfois,
Dans le tourbillon du hasard, de se décider bien trop tard
Ou de s’être hâter prestement…
Certains nous mènent, doucement, vers les flots calmes du bonheur.
D’autres encore, lorsque sonne l’heure, dans le bref souffle d’un seul regard
Vous touchent. Juste là, dans le cœur. C’est un appel irrésistible
Celui que l’on pense impossible. Enfin, on rencontre l’âme sœur !
Et, tels les jumeaux de Cocteau, on se rend compte qu’un geste, qu’un mot,
Emplit ce vide si profond.
Et celui immense qu’on y laisse lorsqu’elle n’est pas là.
Elle devient nid blanc et pur du cœur jaune de la marguerite.
Je porterai cette couronne de pétales blancs comme un symbole
De la chance qui nous est donnée de réaliser ce grand rêve
Que tout être humain veut connaître dans sa vie : rencontrer sa moitié,
Celle qui liera entre elles les pièces désunies du puzzle
De ta vie et de ton âme
Chacun se prend ou se poursuit, et l’on regrettera, parfois,
Dans le tourbillon du hasard, de se décider bien trop tard
Ou de s’être hâter prestement…
Certains nous mènent, doucement, vers les flots calmes du bonheur.
D’autres encore, lorsque sonne l’heure, dans le bref souffle d’un seul regard
Vous touchent. Juste là, dans le cœur. C’est un appel irrésistible
Celui que l’on pense impossible. Enfin, on rencontre l’âme sœur !
Et, tels les jumeaux de Cocteau, on se rend compte qu’un geste, qu’un mot,
Emplit ce vide si profond.
Et celui immense qu’on y laisse lorsqu’elle n’est pas là.
Elle devient nid blanc et pur du cœur jaune de la marguerite.
Je porterai cette couronne de pétales blancs comme un symbole
De la chance qui nous est donnée de réaliser ce grand rêve
Que tout être humain veut connaître dans sa vie : rencontrer sa moitié,
Celle qui liera entre elles les pièces désunies du puzzle
De ta vie et de ton âme
tirsdag den 30. marts 2010
付出與收成
有些時候,那些認為它們是成正比的人,是錯誤的。
至於背後的原因,我會解釋為「天命」。緣就是緣,命就是命,不是閒人說要得到就得到的。當然機率總是隨機,有時賺到,有時失手,也有時打個和。
就如他,不斷的耕耘。一字一句,一舉一動,多感人多窩心,就是動不了她的心。感覺不對,多努力付出也是無可奈何。
我深信天命。如果上天給了這個結果,便順其自然地的去走吧。它要你跌一跤,並沒有早就定義這一踤是好是壞,而人就在此發揮作用,自行把它詮釋。不信天命的人,總是要把前後因果加加減減然後強行得出一個疑真的結論。其實世上有多少人事,構成是如斯簡單?
其實天命這回事,根本就無意識的。付出也未必等於收成。安心立命於人世便罷。
至於背後的原因,我會解釋為「天命」。緣就是緣,命就是命,不是閒人說要得到就得到的。當然機率總是隨機,有時賺到,有時失手,也有時打個和。
就如他,不斷的耕耘。一字一句,一舉一動,多感人多窩心,就是動不了她的心。感覺不對,多努力付出也是無可奈何。
我深信天命。如果上天給了這個結果,便順其自然地的去走吧。它要你跌一跤,並沒有早就定義這一踤是好是壞,而人就在此發揮作用,自行把它詮釋。不信天命的人,總是要把前後因果加加減減然後強行得出一個疑真的結論。其實世上有多少人事,構成是如斯簡單?
其實天命這回事,根本就無意識的。付出也未必等於收成。安心立命於人世便罷。
mandag den 22. marts 2010
fredag den 19. marts 2010
Est et ouest
Comme les veines ont pour racine le même cœur
L’est et l’Ouest sont les deux chemins où le jour nait puis se meure.
Mais dans les rayons du matin,
L’air transporte le même embrun
Arraché aux crêtes salines
Des vagues surgissant des abîmes.
Chaque goutte de soleil,
Chaque souffle de vent sur la plaine,
Prendra ce sentier incertain
Qui le mènera vers le couchant
Et toujours se rappelant
Que l’ouest et l’Est au bout du monde ne font qu’un
Et s’attachent par le cœur pour créer un lendemain.
那天無心插柳說起了詩,
於是不久便收到了一首。
黃昏時對方輕讀了兩次,
心泛起了甜甜一絲絲絲。
L’est et l’Ouest sont les deux chemins où le jour nait puis se meure.
Mais dans les rayons du matin,
L’air transporte le même embrun
Arraché aux crêtes salines
Des vagues surgissant des abîmes.
Chaque goutte de soleil,
Chaque souffle de vent sur la plaine,
Prendra ce sentier incertain
Qui le mènera vers le couchant
Et toujours se rappelant
Que l’ouest et l’Est au bout du monde ne font qu’un
Et s’attachent par le cœur pour créer un lendemain.
那天無心插柳說起了詩,
於是不久便收到了一首。
黃昏時對方輕讀了兩次,
心泛起了甜甜一絲絲絲。
torsdag den 11. marts 2010
Ella
生活的節奏儘管慢,變化卻可以很快。
在北國時最要好的朋友,儘管現在已無聊絡,但在臉書上讀到最新消息,還是感到驚愕——她人居在斯德哥爾摩,和男伴一起過生活。
人人都各自有新生活了,而我們就曾經在那一年的那一地相遇過,就是人生中那麼的一點點。
在北國時最要好的朋友,儘管現在已無聊絡,但在臉書上讀到最新消息,還是感到驚愕——她人居在斯德哥爾摩,和男伴一起過生活。
人人都各自有新生活了,而我們就曾經在那一年的那一地相遇過,就是人生中那麼的一點點。
onsdag den 10. marts 2010
tirsdag den 9. marts 2010
lørdag den 6. marts 2010
mandag den 1. marts 2010
Chile.
天佑智利。
電視螢幕上看見智利一幕幕混亂的場面,心往下沉。首都聖地牙哥混亂不堪,人們在跑在叫,既有樓房倒塌,也有民眾搶掠。
馬田就在聖地牙哥。地震前的兩小時,我們還在MSN聊天,說著音樂呀,花樣年華呀,村上春樹呀……然後我忙著別的事情,便沒有再聊天。豈料兩小時後八級地震便來臨。他應該熟睡了吧,畢竟每天他總是說著「下班很累啊!」
災難的翌日才讀到雅虎的即時頭條新聞,慌忙地給馬田發個短訊,至今音訊仍無。那天,我們還傻說著要到紐約聽爵士,喝至大醉再甜睡一場 ; 那天,我們還分享著各自喜歡的音樂。
噢,但願馬田一切安好。
我是擔憂的。
電視螢幕上看見智利一幕幕混亂的場面,心往下沉。首都聖地牙哥混亂不堪,人們在跑在叫,既有樓房倒塌,也有民眾搶掠。
馬田就在聖地牙哥。地震前的兩小時,我們還在MSN聊天,說著音樂呀,花樣年華呀,村上春樹呀……然後我忙著別的事情,便沒有再聊天。豈料兩小時後八級地震便來臨。他應該熟睡了吧,畢竟每天他總是說著「下班很累啊!」
災難的翌日才讀到雅虎的即時頭條新聞,慌忙地給馬田發個短訊,至今音訊仍無。那天,我們還傻說著要到紐約聽爵士,喝至大醉再甜睡一場 ; 那天,我們還分享著各自喜歡的音樂。
噢,但願馬田一切安好。
我是擔憂的。
søndag den 28. februar 2010
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